Guide de Survie en Romantasy : début offert !
Bon à savoir : la version papier est entièrement illustrée !
Madame ROMANCE
&
Monsieur FANTASY
ont le bonheur de vous faire part
de la naissance de leur enfant
ROMANTASY
Taille :
De nombreuses pages.
Poids :
Des tonnes d’aventures et d’émotions.
Signes particuliers :
Très prolifique.
Plus ou moins épicé.
Se lit parfois en cachette.
Utilise un langage spécial que ce Guide va décrypter !
Préface
Moi, c’est Jessic… non, je plaisante : c’est Théo. L’auteur !
Quand Lunerielle m’a parlé de son projet fantasque, j’ai trouvé ça assez dingue. Et quand je l’ai lu, encore plus !
C’est assez difficile pour moi de classer cet ouvrage !
Guide de romantasy humoristique ? Guide des tropes les plus clichés (et les plus marrants) ? Tutoriel pour apprendre à écrire de la romantasy ? Ou simplement, un ouvrage pas prise de tête du tout, bien illustré, qui donne envie de se plonger dans les codes du genre ?
C’est vers la dernière option que je tends, car c’est l’effet que ça a produit sur moi.
En fait, je me suis même surpris à prendre quelques notes. Après tout, ça peut rentrer dans de prochaines vidéos, non ?
Pour moi, c’est une excellente découverte. Pleine de châteaux, de bookboyfriends grognons, d’héroïnes badass en danger et de seigneurs du mal qui n’en sont pas, au fond (car ils ont petit cœur qui bat sous leurs pectoraux saillants et épilés !)
Alors forcément, je ne peux que vous inviter à franchir les pages de cet ouvrage comme je l’ai moi-même fait et à découvrir tout ce que la romantasy a à offrir (dans le meilleur, comme le pire !)
À tout vite !
Théo Lemattre
(theolemattre.fr)
Pourquoi ce Guide ?
Je te le confesse : pendant longtemps, j’ai dédaigné la romantasy, et plus largement la romance.
J’en avais une vision très partielle que je considérais comme définitive, après avoir lu quatre ou cinq romans d’un certain « Harlequin » pendant un été, et n’y avoir trouvé que des récits insipides et assez invraisemblables où l’héroïne, petite chose fragile, tombait invariablement amoureuse d’un homme aussi séduisant et musclé que richissime.
J’avais également vu (d’un œil assez moqueur) quelques téléfilms romantico-ringards comme la télévision sait en produire à moindres frais, qui ne m’avaient pas davantage convaincue.
Bref : j’étais bourrée de préjugés.
C’est alors que, par un heureux hasard, j’ai lu coup sur coup deux séries[1] de dark romantasy* recommandées par des proches. Quel choc ! Quelle tempête émotionnelle ! Quels univers riches et puissants !
Mon esprit s’est ouvert d’un seul coup : ça pouvait être comme ça, la romantasy ?! Il m’en fallait plus, pour continuer à frissonner et à vibrer au fil des pages ! Autrement dit, en quelques livres à peine, j’étais devenue accro. ^^
Pour avoir ma dose, je me suis donc rendue sur un célèbre moteur de recherche en ligne où j’ai tapé, un peu fébrile (et un peu étonnée de moi-même car un mois plus tôt, j’aurais juré que cela ne m’arriverait jamais) : ROMANTASY.
Deuxième choc ! Non pas face au nombre élevé de résultats, auquel je m’attendais, mais face à des termes étranges, voire cabalistiques : slow burn*, M/M*, smut*, triangle amoureux*, bookboyfriend*, FMC et MMC*, grumpy vs sunshine*, et j’en passe.
Mais où est-ce que j’étais tombée, dans une sorte de secte ou de nid d’espions communiquant par code secret ?
J’ai alors enquêté, décodé, appris le sens de tous ces termes, en regrettant de ne pas avoir sous la main un guide pour explorer plus facilement cette véritable jungle littéraire.
Tu l’auras compris : de ces recherches et de ce regret, est né ce « Guide de survie en Romantasy ».
À mon image, il est tantôt sérieux, tantôt humoristique (avec une pointe de sarcasme), mais aussi plein de bienveillance, voire de tendresse, envers ce genre encore trop souvent méprisé par celles et ceux qui ne le connaissent pas vraiment. Tu verras que, comme mon prénom, je suis parfois un peu… « lunaire » !
Je t’invite à le parcourir au gré de tes envies, soit d’une traite du début à la fin, soit en y piochant les définitions dont tu as besoin.
N’hésite pas à me faire part de ton retour sur mon site www.lunerielle-autrice.fr ou sur mon compte Instagram @lunerielle.autrice. Je te répondrai avec grand plaisir.
Bonne lecture et salutations lunaires,
Lunerielle
N.B. : Dans un texte, un mot en italique avec un astérisque signale une définition contenue dans ce Guide (par exemple : mana*). La liste complète figure en fin d’ouvrage.
[1] Il s’agissait de : « Les Griffes d’Astrellie » d’Axelle Meursange et « Macabre Academy » de Lana Hashwell. Je te les recommande chaudement. (Attention, pour public averti 16+)
PARTIE 1 : L'AMOUR
Comment commencer cet ouvrage, sinon par l’un des éléments fondamentaux de la romantasy ? Je veux bien sûr parler de l’Amour. (Oui, avec un grand « A », il mérite au moins ça.)
N’oublions pas le plus important : tant qu’il est librement consenti, l’Amour peut s’épanouir sous toutes ses formes et dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Alors, ouvrons-lui en grand notre cœur et acceptons-en toutes les nuances !
Dark romantasy
Ce Guide démarre fort avec une définition d’un genre controversé : la dark romantasy. (C’est un plongeon direct dans le grand bain. ^^)
Exploration des côtés sombres de l’être humain, la dark romantasy peut nous entraîner dans des tourments passionnels et passionnants plus ou moins avouables. Elle explore des univers où le danger est omniprésent, où la violence a un impact sur la vie des personnages, où les choix ne sont pas en noir et blanc mais dans toutes les nuances de gris. Les limites du bien et du mal sont explorées, repoussées, bouleversées.
Il n’y a rien de condamnable dans tout cela, au contraire. Après tout, le frisson par procuration n’est-il pas le propre de la littérature, et même de l’art en général ?
Attention toutefois à ne pas confondre les profondeurs troubles de l’âme avec l’apologie de crimes révoltants. Malheureusement, il y a parfois de regrettables excès en la matière. NON, ce n’est pas de la dark romantasy s’il y a des viols romantisés ou pire, de la pédocriminalité non dénoncée.
N.B. : Pour des raisons évidentes, la dark romantasy est à réserver à un public averti, 16+ voire 18+. Les TW* peuvent aider à l’identifier, car les auteurices* respectueux·ses les précisent au début et/ou à la fin de leur ouvrage pour éviter les mauvaises surprises.
Grognement
Cela peut sembler bizarre de classer le grognement dans la catégorie « amour » mais en fait, c’est un mode de langage amoureux du héros, surtout s’il est brun et ténébreux.
Est-ce que c’est son passé (forcément sombre, bien entendu) qui le rend incapable de s’exprimer avec des mots comme tout le monde ?
Est-ce qu’au fond de lui, c’est un grand timide qui s’ignore, et qu’il a peur de bégayer ou de perdre ses moyens ? Un petit cœur tout tendre bat peut-être derrière son torse musclé* ?
Ou alors, est-ce que cela reflète une certaine paresse de l’auteurice* qui essaye d’éviter de se creuser la tête pour sortir un dialogue crédible de déclaration d’amour ?
En tout cas, on espère que ce n’est que temporaire, sinon la pauvre héroïne va vite s’ennuyer lors de leurs conversations…
— Il faut qu’on parle.
— Brff.
— Raconte-moi ta journée.
— Groumpf.
— Tu as eu une enfance difficile ; il paraît ? Tu veux bien m’en dire plus ?
— Bwouarr.
— Tu m’agaces, dis-moi quelque chose, à la fin !
— Groarg.
Love interest
Traduction : intérêt romantique ou partenaire amoureux potentiel.
Se dit des protagonistes de la romance qui se tournent autour, comme des papillons de nuit autour d’une ampoule (ou comme des moustiques s’ils sont agaçants ^^).
Le développement réussi du caractère des love interests fait tout le sel d’une bonne romantasy. On aime qu’ils soient confrontés à des obstacles terribles et que leur amour finisse par triompher de tout. (Soupir de ravissement.)
Main
Unité de mesure extravagante de la romantasy.
— Oh là là, mais elle est tellement grosse que j’arrive à peine à faire le tour avec mes deux mains !
Alors là, franchement, je me demande de quoi parle l’héroïne… parce que mes deux mains, ça fait ça :
Soit elle a des mains minuscules, soit elle a rencontré un homme croisé avec un baobab !
Monster romance
Un grand classique de monster romance, c’est le célébrissime conte « La Belle et la Bête », adapté en films à de nombreuses reprises.
L’être aimé est d’abord une figure étrangère, radicalement différente, plus ou moins monstrueuse et effrayante. Petit à petit, se dévoile une personnalité plus nuancée, digne d’aimer et d’être aimée. À la fin, qu’importent les apparences : ce sont deux âmes qui s’unissent avec passion.
Ces histoires fantasmées interrogent depuis très longtemps le rapport entre l’humain et « l’autre », qu’il soit bestial, divin, extraterrestre ou tout ce qui peut passer par l’esprit de l’auteurice*. On en retrouve en effet des exemples dès la plus haute Antiquité et ce, dans diverses cultures :
– La passion de la reine Pasiphaé pour un taureau sacré, donnant naissance au Minotaure.
– Les avatars de Vishnu, c’est-à-dire ses métamorphoses en créatures à l’apparence humaine ou animale.
– Les multiples transformations des Dieux de l’Olympe et de leurs proies, parfois même en végétaux.
– Les divinités mi-humaines mi-animales de l’Égypte ancienne.
– Le Serpent à plumes, figure divine commune à plusieurs religions précolombiennes sous différents noms.
– Les mythes des aborigènes australiens, des civilisations asiatiques, etc., souvent méconnus sous nos latitudes.
Mur
Eh oui, un mur peut être un vecteur de la passion amoureuse ! Tu as des doutes ? Lis ce qui suit :
« Avec un grognement*, il la plaqua contre le mur et l’embrassa passionnément. »
Ou voracement, ou tendrement, etc. => Insérer ici l’adverbe correspondant au style de la romance.
Le mur en romance, c’est un peu le meilleur ami du héros ténébreux, celui qui l’encourage à déclarer sa flamme par un baiser torride à l’héroïne après des chapitres entiers de tergiversations. Sa bouche ne semblant pas douée pour avouer ses sentiments, il s’en sert d’une façon plus directe.
Le mur est aussi le meilleur ami de l’héroïne, car il l’empêche de tomber à la renverse sous cet assaut fougueux. (Les mauvaises langues diront : ou de s’enfuir. ^^)
Après ces révélations, je parie que tu ne verras plus un simple mur du même œil. Cela dit, évite quand même de le tapoter affectueusement et de l’appeler « mon pote », enfin surtout en public, si tu veux éviter les regards interrogateurs ou inquiets des non-initiés.
Spicy / Smut
Non, rien à voir avec le vieux groupe de pop « Spice Girls ». (Oui, j’ai l’âge de mes références. ^^)
Ici, c’est épicé, mais plutôt dans la chambre que dans la cuisine. Toutes les saveurs du piment peuvent être utilisées, de la plus douce à la plus brûlante.
À ne pas mettre entre toutes les mains : attention à la mention d’âge qui n’est pas là pour faire joli.
Il peut être recommandé de lire une romantasy spicy à l’abri des regards pour éviter les coups de chaud en public, dans le train par exemple. (On sent le vécu…)
Et le smut ? C’est le niveau ultime, charnel, explicite du spicy, avec tous les détails anatomiques assortis. Envisager une douche froide entre chaque chapitre.
N.B. : « Smut » peut se traduire par « cochonneries ». On ne peut pas faire plus clair.
Pour lire la suite : retrouve ce Guide en version brochée illustrée et ebook !
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